Département Chemical Biology

Présentation du département

Le département de Chemical Biology (Chemobiologie) se positionne naturellement à l’interface entre la Chimie de synthèse et la Biologie. Ses personnels possèdent des compétences fortement complémentaires en synthèses organique (glycochimie, chimie des peptides, sondes moléculaires) et inorganique (complexes organométalliques de lanthanides et de métaux de transition), chimie in vivo, biochimie et biologie. Le département se fédère autour d’un intérêt commun pour l’étude des phénomènes biologiques avec la volonté de concevoir et de synthétiser des outils pour leur compréhension et leur régulation. La chimie au sein de ce département est donc intrinsèquement tournée vers la recherche de propriétés ou de fonctions, ce qui n’exclut pas la recherche de nouvelles méthodes, de nouvelles stratégies synthétiques ou de nouvelles réactivités. Les cibles biologiques sont choisies en fonction de leur intérêt académique et/ou sociétal et concernent des domaines aussi variés que la microbiologie, l’agronomie ou la santé humaine. Les recherches menées au sein du département puisent également leur inspiration de l’observation de phénomènes biologiques pour construire de nouveaux objets moléculaires ayant un intérêt pour la santé ou le développement durable. Le département de Chemical Biology est structuré autour de deux thématiques principales : « Sondes et modulateurs pour cibles biologiques » et « Signalisation redox et fonctions des protéines Fe-S » ainsi que d’une plateforme de criblage appelée « CiBi – Cibles Biologiques » qui s’intéresse à l’évaluation biologique de petites molécules.

Mots-clefs : interface Chimie-Biologie, sondes, modulateurs, cancer, infection, imagerie, click-chemistry, chimies organique et inorganique, glycochimie, cibles biologiques, marquage cellulaire, enzymologie, biochimie, biologie moléculaire, redox, oxydative stress, protéines Fe-S, homéostasie du fer

Permanents du département

Dr. Bernard BADET est Directeur de Recherches émérite au CNRS. Après des études d’ingénieur chimiste à Caen (1973), il obtient successivement une thèse de docteur ingénieur puis une thèse de docteur d’état sur la chimie du soufre au laboratoire de chimie de l’Ecole Normale Supérieure sous la direction du professeur Marc JULIA. Recruté au CNRS en 1979, il s’oriente vers la chimie bio-organique au cours de quatre années post-doctorales, d’abord à Thiais avec le professeur F. LE GOFFIC, puis au MIT avec le professeur C.T WALSH. De retour à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie en 1985, il migre avec son équipe sept ans plus tard pour rejoindre l’ICSN. Durant toute sa carrière il a cherché à développer et à promouvoir l’interface chimie/biologie tant par ses travaux que dans les tâches de gestion de la recherche qu’il a conduites au CNRS puis au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il poursuit son activité à l’Agence Nationale de la Recherche comme coordinateur thématique au sein du Département des Grands Programmes d’Investissements de l’Etat.

Dr. Marie-Ange BADET-DENISOT a fait des études de biochimie à l’Université P. & M. Curie (Paris VI) où elle a obtenu son doctorat en 1990 sous la direction de Bernard Badet, au sein du laboratoire du Pr. Le Goffic à l’ENSCP-Chimie Paris Tech (Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris). Après un stage post doctoral dans le groupe du Pr. H. Zalkin (Purdue University, USA), elle a intégré le CNRS en tant que chargée de recherche en 1992 et a rejoint l’équipe de Biorganique dirigée par le Dr. B. Badet à l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN) à Gif-sur-Yvette. Elle a obtenu son HDR en 1999 à l’université P. & M. Curie. Promue directeur de recherche CNRS en 2007, elle a rejoint en 2015 la thématique Sondes et Modulateurs pour Cibles biologiques du département Chemical Biology de l’ICSN. Ses recherches à l’interface chimie-biochimie ont été consacrées à l’étude des mécanismes (catalytique et inhibition) d’enzymes (D-Ala-D-Ala ligase, VanB, VanX, Gfat glucosamine-6-phosphate synthase de différentes espèces, RMS3) et à l’étude de l’interaction proteine-ligand par des approches alliant la chimie organique, la biologie moléculaire, la biochimie et la biophysique. Elle est impliquée depuis 2014 dans les études de marquage métabolique de glycanes de bactéries vivantes ou de cellules humaines ainsi que dans l’étude de récepteurs aux strigolactones.

Dr. Aurelie BARON, ingénieur chimiste CPE Lyon (2005), a obtenu, en 2009, le diplôme de Docteur de l’Université Paris-Sud (thèse préparée à l’ICMMO). Elle, a par la suite, effectué un stage postdoctoral de deux ans sous la direction de Winfried Leibl dans le groupe de Photocatalyse et Biohydrogène (CEA Saclay, iBiTec-S). Elle a rejoint l’ICSN en 2012 en tant que CDD Chercheur dans l’équipe de Boris Vauzeilles. Fin 2017, elle intègre le CNRS en tant qu’Ingénieure de Recherche à l’ICSN au sein de la thématique Sondes et Modulateurs pour Cibles Biologiques (SMCB) du département Chemical Biology. Elle travaille principalement à l’élaboration, le développement, la synthèse et la caractérisation de dérivés saccharidiques et d’outils moléculaires pour le marquage métabolique de glycanes.

Prof. Jean-Marie BEAU est Professeur émérite de Chimie Organique et Bio-Organique à l’Université de Paris Sud, Orsay et membre de l’Institut Universitaire de France. Il a fait ses études à l’Université d’Orléans puis celle de Paris Sud et obtenu un doctorat d’état à l’Université d’Orléans en 1979 en chimie-biochimie, sous la direction des Prof. Pierre Sinaÿ (chimie, Orléans) et Roland Schauer (biochimie, Université de Bochum puis de Kiel, Allemagne, comme boursier de la Fondation von Humboldt puis assistant de la DFG). Il a débuté sa carrière comme chercheur CNRS en 1979 à Orléans où il a été recruté directeur de recherche en 1988. En 1983-1984, il a effectué un séjour à l’Université Harvard dans l’équipe du Prof. Yoshito Kishi, en participant à la synthèse totale de la palytoxine. En 1993, il a été nommé professeur à l’Université Paris Sud. La finalité des diverses thématiques de ses travaux est l’identification d’approches synthétiques aussi courtes et efficaces que possible, qui permettent la construction d’outils chimiques utiles tant en glycobiologie fondamentale (reconnaissances cellulaires variées) qu’appliquée : domaine de la santé humaine (infections bactériennes et virales), et domaine agro-biologique (fixation biologique de l’azote et des sels minéraux par les végétaux). Ses travaux lui ont notamment valu le Prix Charles Adam Girard de l’Académie des Sciences (1994), la Médaille d’Argent du CNRS (1995), le prix Chimie Organique de la Société Chimique de France (2000), le Prix Jaffé de l’Institut de France (2010) et la Médaille Berthelot de l’Académie des Sciences (2010).

Dr. Francois-Didier BOYER (CR CNRS) est ingénieur de l’ESPCI Paris. Il a obtenu son doctorat en 1994 sous la direction du Pr. Jean-Yves Lallemand à l’Ecole Polytechnique de Palaiseau. Après un stage post-doctoral chez le Pr. Stephen Hanessian à l’université de Montréal, il a intégré l’INRA en 1995 dans l’unité de Phytopharmacie et médiateurs chimiques de Versailles dans le groupe du Dr. Charles Descoins. Il a rejoint en juin 2008, l’équipe du Pr. Jean-Marie Beau à l’ICSN dans le cadre d’une mise à disposition de l’INRA au CNRS pour travailler sur des signaux chimiques impliqués dans la croissance végétale. Depuis janvier 2015 il est dans la thématique Sondes et Modulateurs pour Cibles biologiques du département Chemical Biology de l’ICSN et a intégré le CNRS en janvier 2020. Il est coordonnateur-adjoint de ce département depuis janvier 2020.

Dr. Arnaud CHEVALIER a obtenu son doctorat en chimie bio-organique en 2014 à l’Université de Rouen sous la direction des professeurs Pierre-Yves Renard et Anthony Romieu. Ses recherches ont permis le développement de nouveaux outils chimiqués dédiés à l’imagerie optique de fluorescence. Après un premier stage post-doctoral entre 2014 et 2016 dans l’équipe du professeur Sidney Hecht à L’Arizona State University (US) centré sur la synthèse et l’étude de molécules actives sur la fonction mitochondriale, il rejoint le Dr Xavier Franck pour un deuxième post-doc dédié à la synthèse totale et la méthodologie de synthèse. En 2017, lors d’un dernier stage post-doctoral dans l’équipe du docteur Frederic Taran au CEA de Saclay il a travaillé sur le développement de nouvelles méthodes de radiomarquage et de bioconjugaison. Recruté comme chargé de recherche au CNRS en Octobre 2018 pour travailler en collaboration avec le Dr Philippe Durand au sein du département de Chemical Biology de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles, ses activités de recherches envisagent le développement de méthode de transport et de libération de substances actives dans les organites cellulaires tels que la mitochondrie ou le lysosome.

Dr. Stéphanie DEVILLE-FOILLARD a réalisé un doctorat en Chimie/Biologie à l’Université Joseph Fourier (Prof. P. Dumy, 2008, Grenoble) dans le domaine de la synthèse de peptides et de l’ingénierie moléculaire. Après trois formations post-doctorales en nanomédecine sur les nanotubes de carbone (Dr. E. Doris, 2008-2010, CEA Saclay), les auto-assemblages de peptides (Dr. M. Paternostre, 2010-2012, CEA Saclay/IPSEN Les Ulis) et les quantum dots (Dr. B. Dubertret, 2012-2013, ESCPI/NextDot Paris), elle a été nommée Chargée de Recherche dans un groupe de Chimie de l’Institut Curie (Dr. F. Schmidt, 2013-2017, Paris). Elle a développé des conjugués de protéine pour l’administration ciblée de médicaments ou d’agents de contraste pour le traitement et le diagnostic du cancer. En janvier 2017, elle a rejoint le Département de Chemical Biology de l’ICSN où elle travaille sur les nanomédicaments (nanoparticules d’or), les agents de contraste IRM/radiosensibilisant (chélates de gadolinium) et des approches peptidiques/peptidomimétiques pour la chimie médicinale.

Dr. Philippe DURAND est chercheur au CNRS. Il est coordinateur des Services et Plateformes scientifiques de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN). Il a effectué ses études universitaires en Chimie-Biochimie à l’université Paris VI et obtenu un doctorat en 1985 en pharmacologie moléculaire et cellulaire, sous la direction du Prof. François LE GOFFIC et du Dr. Sames SICSIC. Après son service militaire effectué en tant que scientifique (hôpital PERCY), il a rejoint la société ISOCHEM (synthèse à façon) en 1986, en tant que chimiste, puis la société FOUNIER (industrie pharmaceutique) en 1994, en tant que chercheur sénior et chef d’équipe en chimie médicinale. Il a intégré le CNRS en 2001 à l’ICSN en tant que chargé de recherche et a été nommé directeur de recherche en 2018. Depuis janvier 2015 il fait partie de la thématique Sondes et Modulateurs pour Cibles biologiques du département Chemical Biology de l’ICSN. Les diverses thématiques qu’il a abordées concernent les chimies bioorganique et thérapeutique, et plus récemment l’imagerie moléculaire. Ses travaux de recherche les plus récents sont focalisés sur l’étude des enzymes, que ce soit d’un point de vue mécanistique, de leur inhibition ou de la détection de leur activité in vitro ou in vivo. Il a ainsi développé, en collaboration avec l’équipe du Dr Eva TOTH (Orléans), des agents de contraste à base de lanthanides, permettant la détection multimodale d’une activité enzymatique par IRM(T1, ParaCEST)/imagerie optique.

Dr. Marie-Pierre Golinelli est Chargée de Recherche au CNRS. Après une formation de chimiste, elle réalise une thèse de biochimie sur les protéines Fe-S bactériennes sous la direction de Dr J. Meyer (Grenoble). Partie chez Prof Sheila S David (U. of Utah, protéine Fe-S de réparation de l’ADN MutY) puis chez Dr Stephen Hughes (National Cancer Institute, NIH, transcriptase inverse de rétrovirus), elle est recrutée au CNRS en 2001. Elle s’intéresse alors aux aminoacyl ARNt synthétases puis au trafic cellulaire en combinant des approches biochimiques et de biologie cellulaire. En 2013, elle rejoint l’ICSN où elle s’intéresse aux protéines Fe-S dont celles de la famille NEET, protéines agissant comme des senseurs de stress dans les cellules de mammifères. Membre de la SFBC, SFBBM, du COST Fe-S et du FrenchBIC.

Dr. Olivier GUITTET  est maître de conférences à l’Université Paris-Saclay. Après une formation en biochimie et biologie moléculaire, sa thèse, obtenue à l’université Paris-Sud sous la direction du Dr Michel Lepoivre a porté sur la régulation par le monoxyde d’azote ou ses dérivés oxydés de l’activité de la ribonucléotide réductase (RNR), enzyme-clé de la voie de synthèse des déoxynucléotides précurseurs de l’ADN. Il a ensuite étudié la régulation transcriptionnelle des RNR dans l’équipe du Pr Lars Thelander  Université d’Umeå, Suède). Par la suite, à l’université Paris-Sud dans l’équipe de Michel Lepoivre, il s’intéresse à la signalisation redox, d’abord en explorant le rôle des RNR dans la résistance aux stress oxydants et nitrosants, puis la coopération entre le TGF et la protéine p73, un des membres de la famille p53, à la régulation de l’expression des NO synthases.  A l’ICSN depuis 2020, il étudie l’implication de la coopération TGF-p73 sur la signalisation redox, dans la cadre de pathologies fibrotiques. Enseignant chercheur depuis 2008, il enseigne la biologie cellulaire en licence , licence professionnelle et master.

Dr. Meng-Er HUANG  est Directeur de recherche au CNRS. Initialement formé en médecine-hématologie à Shanghai, il a contribué d’une façon déterminante à établir l’intérêt de l’acide rétinoïque dans le traitement de leucémies aiguës promyélocytaires par l’induction de leur différenciation. Après sa venue en France, il obtient un doctorat en biologie moléculaire à l’Université Paris-Diderot sous la direction du Dr Francis Galibert. A la suite d’un stage post-doctoral à Rennes, il est recruté comme Chargé de recherche au CNRS en 1995. Entre 2002 et 2005, il travaille comme chercheur-invité dans le laboratoire du Pr. Richard Kolodner au Ludwig Institute for Cancer Research à San Diego. De retour des Etat-Unis en 2005, il implante son équipe ATIP à l’Institut Curie et reste chef d’équipe jusqu’en décembre 2019. Pendant cette période, il a dirigé des travaux de recherche qui visent à mieux comprendre les mécanismes de l’instabilité génomique et de mort cellulaire associés au stress oxydant. Il développe aussi une nouvelle stratégie de modulation redox qui exploite la génération d’un stress oxydant dans un but de thérapie anticancéreuse. En 2020, il rejoint l’ICSN pour constituer un groupe fort et unique en biologie redox avec des collègues spécialistes de ce même domaine de recherche. Dans ce nouvel environnement scientifique, il poursuit cette voie de recherche anticancéreuse prometteuse dans les modèles de leucémies, de cancers du sein et du poumon.

Dr. Michel LEPOIVRE est Directeur de recherches au CNRS. Il a acquis une solide expérience dans le domaine de la signalisation rédox et du stress oxydant. Après une formation universitaire en biochimie/enzymologie, il étudie durant sa thèse dans le laboratoire de Jean-François Petit à l’Université Paris-Sud  les propriétés anti-tumorales du macrophage en lien avec la production d’espèces réactives de l’oxygène. Après son recrutement au CNRS en 1986, il oriente  ses travaux de recherche vers l’analyse des mécanismes moléculaires de la cytotoxicité du monoxyde d’azote NO et de ses dérivés produits par les macrophages, plus particulièrement l’inhibition par NO d’une enzyme cruciale pour  la réplication de l’ADN, la ribonucléotide réductase.  Il  collabore  aussi avec des équipes de chimistes pour découvrir de nouveaux analogues nucléosidiques inhibant cette protéine, cible pharmacologique de traitements anti-cancéreux et anti-viraux. Nommé Directeur de recherches en 1997, il dirige une équipe de recherche à l’Université Paris-Sud à partir de 2005. Depuis 2009, il s’intéresse aux interactions fonctionnelles entre NO et p73, un des trois membres de la famille du suppresseur de tumeur p53. En particulier, iI a montré dans des fibroblastes l’existence d’une synergie entre p73 et le TGF-β dans la régulation négative du gène NOS2 codant la NO synthase inductible. En 2020, il rejoint l’ICSN pour étudier le rôle de p73 dans la production d’espèces réactives de l’oxygène dépendant de la voie de signalisation du TGF-β et impliquées dans des pathologies fibrotiques.

Dr. Stephanie NORSIKIAN a obtenu en 1999 le doctorat de chimie organique de l’Université de Paris VI sous la direction du Prof. J.-F. Normant. Après deux stages post-doctoraux dans les groupes du Prof. D. M. Hodgson (Oxford, U.K) et Prof. G. Guillaumet (Orléans, France) et un stage d’ATER dans le groupe du Prof. H. Kagan (Orsay, France), elle a intégré le CNRS en 2002 en tant que Chargée de Recherche dans l’équipe du Prof. A. Lubineau. Depuis janvier 2007, elle a rejoint le groupe du Prof. J.-M. Beau à l’ICSN puis en janvier 2015 la thématique Sondes et Modulateurs pour Cibles biologiques du département Chemical Biology de l’ICSN.

Dr. Boris VAUZEILLES est chercheur au CNRS (Directeur de Recherche). Il est le directeur de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN) à Gif-sur-Yvette. Etudiant, il a rejoint l’Ecole Normale Supérieure en 1990, où il a obtenu en 1996 un doctorat de l’Université Pierre et Marie Curie sous la direction du professeur Pierre Sinaÿ. Il a ensuite rejoint Cambridge, dans le Massachussetts, pour un séjour post-doctoral au MIT avec le professeur Julius Rebek, Jr, puis a suivi l’équipe, qui rapidement a déménagé pour le Scripps Research Institute à La Jolla (Californie). Il est entré au CNRS en tant que Chargé de Recherche en 1998, dans le groupe du professeur Jean-Marie Beau à Orsay (Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay (ICMMO), Université Paris-Sud). En 2006, il est devenu le responsable d’un petit groupe de recherche centré sur les Glycomimes et la Reconnaissance Moléculaire. En 2012, l’ICSN lui a offert l’opportunité de créer, en parallèle avec son activité à Orsay, une nouvelle équipe de recherche. Fin 2014, il est devenu le co-fondateur d’une jeune entreprise Click4Tag. Ses recherches se focalisent sur l’application de la chimie de synthèse au développement de sondes moléculaires pour étudier des processus biologiques. Cela englobe la glycochimie de synthèse et la synthèse de dérivés saccharidiques et glycoconjugués bioactifs, le développement d’approches synthétiques éco-respectueuses utilisant la biomasse comme matière première, des études sur la photosynthèse artificielle, ainsi que le marquage métabolique des glycanes de bactéries vivantes. Depuis début 2020, il est Directeur de l’ICSN.

Dr. Laurence VERNIS est Chargée de Recherches à l’INSERM. Ingénieur agronome de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, elle réalise un DEA de microbiologie et de physiologie des microorganismes à l’Université Paris Sud (Orsay), puis une thèse sur les origines de réplication des plasmides à réplication autonomes chez la levure outil et modèle, Yarrowia lipolytica. Après un premier post-doctorat portant sur les voies de sécrétion chez cette levure, elle développe un système d’incorporation in vivo de nucléosides marqués chez la levure Saccharomyces cerevisiae dans le laboratoire du Dr John Diffley à Londres. Elle est ensuite recrutée par l’Inserm pour poursuivre ses recherches sur la réplication de l’ADN et l’instabilité génomique, à l’Institut Curie d’Orsay. Progressivement, ses travaux s’orienteront vers la régulation rédox de la réplication de l’ADN. En 2020, elle rejoint l’ICSN et participe à la création d’un nouveau groupe dédié à la biologie rédox, pour poursuivre l’étude du rôle des régulations rédox dans l’instabilité génomique.

Dr. Sebastien VIDAL a obtenu son doctorat en chimie organique en 2000 à l’Université Montpellier II (Prof. Jean-Louis Montero et Prof. Alain Morère) sur la synthèse d’analogues du mannose 6-phosphate. Il a ensuite a rejoint UCLA avec Sir J. Fraser Stoddart (Prix Nobel de chimie 2016) pour étudier les glycodendrimères. En 2003, il a effectué un post-doctorat à NREL (Golden, Colorado) avec le Prof. Joseph J. Bozell pour étudier la combinaison de chimie organométallique et glycochimie. Il a ensuite intégré le CNRS à l’Université Lyon 1 en 2004 et a développé ses projets sur la chimie des glucides et les applications en biologie. Il a rejoint l’Institut de Chimie des Substances Naturelles en septembre 2019 pour étudier les applications de glycoconjugués fluorescents en diagnostic  thérapie, ainsi que la conception de glycoclusters d’intérêt thérapeutiques.

Post-doctorants et doctorants

Pauline AUBERT a obtenu, en 2017, le Master « Molecular Chemistry, Science and Engineering » à l’Ecole Polytechnique (Palaiseau), le Magistère de Physico-Chimie Moléculaire à l’Université Paris-Sud (Orsay) et le diplôme de l’ENS Cachan. Elle est doctorante à l’ICSN depuis janvier 2018, sous la direction des Dr. Boris Vauzeilles et Dr. Marie-Ange Badet-Denisot, avec pour sujet : « Une nouvelle méthode de développement de vaccins glycoconjugués ».

Wanatsaya ATWICHAI a obtenu un diplôme de Master de Sciences du médicament, spécialité Chimie Pharmaceutique, en 2019, à l’Université Paris Saclay (Faculté de Pharmacie, Université Paris-Sud). Elle est doctorante à l’ICSN depuis janvier 2020, sous la direction du Dr. Boris Vauzeilles et l’encadrement du Dr. Aurelie Baron, avec pour sujet « Ingénierie des acides sialiques : une nouvelle stratégie pour la découverte alternative d’antibactériens ».

Mathieu CARLIER est titulaire du Master Chimie et Biologie option chimie organique de l’Université Lille 1. Il a obtenu un diplôme de Mastère « Drug Design » de l’Université Lille 2. Il est doctorant à l’ICSN depuis octobre 2016.

Suzanne DAIGNAN FORNIER de LACHAUX a obtenu en 2019 le diplôme d’ingénieur en chimie à l’école ENSIACET (Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques Et Technologiques)  à Toulouse. Elle effectue sa thèse à l’ISCN sous la direction de Dr. François-Didier Boyer avec pour sujet : “Synthèse de la strigolactone du chanvre, développement de standards marqués pour sa quantification dans les exsudats de chanvre ou in planta”.

Blaise GATIN-FRAUDET a obtenu un diplôme de magistère de Physico-Chimie Moléculaire de l’Université Paris-Saclay (Université Paris-Sud/ENS Paris-Saclay). Il est titulaire d’un Master de Chimie Moléculaire de l’Université Pierre et Marie Curie. Il est doctorant à l’ICSN et à l’ICMMO depuis octobre 2017.

Minh-Duc HOANG a obtenu son doctorat en chimie organique avec une spécialisation en nanomédecine et catalyse en 2019 sous la direction de Dr. Edmond Gravel et Dr. Eric Doris. Ses recherches ont porté sur la synthèse et l’étude de nanostructures (micelles sphériques et rubans en bicouches) obtenues par auto-assemblages d’amphiphiles diacétyléniques polymérisables. En Janvier 2020, Minh Duc a rejoint l’Institut de chimie des substances naturelles comme chercheur postdoctoral dans le département de Chemical Biology. Il travaille au développement de nouveaux composés fluorescents destinées à des applications biomédicales sous la direction de Dr. Arnaud Chevalier et Dr. Philippe Durand.

Silva KHODJOYAN a obtenu un diplôme de Master de « Sciences, Technologies, Santé, Mention Chimie » avec un parcours de Chimie Moléculaire, en 2019, à Sorbonne Université. Elle est doctorante à l’ICSN depuis janvier 2020, sous la direction du Dr Christina Sizun et le co-encadrement du Dr Philippe Durand. Ses travaux de thèse se concentrent sur la conception de médicaments contre le virus de la bronchiolite à partir d’une nouvelle cible thérapeutique.

Thomas MICHEL Assistant ingénieur. Tout jeune diplômé d’une licence professionnelle Bioindutries et Biotechnologies à l’Université Paris-Sud, il est recruté au sein des laboratoires de l’I2BC et de l’ICSN afin de travailler sur un projet appelé PlasmoPrim.
 Ce projet, financé par l’ANR, a pour but de comprendre le mécanisme d’agents redox antipaludiques bloquant la transmission du parasite aux moustiques.

Myriam SALAMEH, Biochimiste en troisième année de thèse sur les protéines Fe-S. Après un parcours de quatre années à l’université libanaise au Liban, elle a réalisé sa deuxième année de master à l’ENSAIA-école nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires à Nancy, dans le parcours des sciences et procédés des aliments du master Biomane « Biotechnologies Microbiologie Aliment Nutrition Environnement ».

Dr. Zahraa YOUSSEF a obtenu son doctorat en génie des procédés et des produits en 2017 (thèse en co-tutelle entre l’Université de Lorraine et l’Université libanaise sous la direction de Dr. ROQUES-CARMES et Dr. FROCHOT). Ses recherches ont porté sur le développement de nanoparticules d’oxyde de titane et de silice fonctionnalisées avec des photosensibilisants pour des applications dans le traitement de l’eau par photocatalyse et dans la thérapie photodynamique anticancéreuse (PDT). En 2018, elle a effectué un premier stage postdoctoral à l’Université de Lorraine dans l’équipe de Dr. FROCHOT au cours duquel elle a synthétisé des peptides de ciblage (LRP-1) marqués par un fluorophore. En parallèle, elle a développé des nanobâtonnets d’or ciblés avec des peptides NRP-1 qu’elle a par la suite évalués en PDT. En 2019, Zahraa a rejoint l’Institut de chimie des substances naturelles comme chercheur postdoctoral dans le département de Chemobiologie. Elle travaille, sous la direction de Dr. DEVILLE-FOILLARD et Dr. DURAND, sur un projet ANR développant de nouveaux habillages de surface pour les nanoparticules inorganiques destinées à des applications biomédicales..

Coordonnateur : Marie-Pierre GOLINELLI

Coordonnateur Adjoint : François-Didier BOYER

Thématiques du département

Sondes et Modulateurs pour Cibles Biologiques
(B. Badet, M.-A. Badet-Denisot, A. Baron, J.-M. Beau, F.-D. Boyer, A. Chevalier, S. Deville, P. Durand, S. Norsikian, B. Vauzeilles, S. Vidal)

Signalisation redox et fonctions des protéines Fe-S
(M.-P. Golinelli, O. Guittet, M.-E. Huang, M. Lepoivre, S. Riquier, L. Vernis)

Plateforme CIBI : Criblage de composés bio-actifs
(J. Bignon, H. Levaique)